Diminution de deux tiers des sacs de caisse à usage unique

Objectif largement dépassé pour la Fedis

 Modifier le comportement du consommateur. Tel était l’objectif de la campagne visant à réduire l’utilisation des sacs de caisse à usage unique lancée par la Fedis en 2003. Grâce aux efforts concertés de la distribution, cette utilisation a diminué de 67 % en quatre ans. Au profit des sacs, box et caisses réutilisables.

“MON SAC RÉUTILISABLE ET MOI, ON NE SE QUITTE PAS”

La campagne lancée par la Fedis (Fédération belge de la distribution) avait été baptisée “Mon sac réutilisable et moi, on ne se quitte pas”. À travers elle, les membres de la Fedis s’étaient engagés à réduire de 25%, dans leur plan de prévention, le nombre de sacs de caisse à usage unique entre 2003 et 2006 et à doubler l’utilisation des alternatives réutilisables.

 


Des résultats au-delà des attentes

Le bilan de cette campagne est extrêmement positif puisque les objectifs initiaux ont été dépassés. Le recours aux alternatives réutilisables a sextuplé entre 2003 et 2007, alors que le nombre de sacs à usage unique distribués a diminué de 67 %. Au total, quelque 3 500 tonnes de plastique ont ainsi pu être économisées au cours de ces quatre années. 

Une promotion active des alternatives 

Comment expliquer un tel succès? Les actions mises en œuvre par la distribution ont tourné autour de quatre axes: 

  • PROPOSER DES ALTERNATIVES AUX CLIENTS. Ces alternatives ont pris des formes très diverses: sacs en plastique réutilisables, sacs pour bouteilles en toile, box réutilisables, box pliables, sacs isothermes réutilisables, frigobox ou encore caddies.
  • PROMOUVOIR ACTIVEMENT CES ALTERNATIVES, notamment par le biais d’une distribution gratuite, de points de fidélité supplémentaires, ou d’une publicité et d’une visibilité accrues. 
  • LIMITER L’OFFRE DE SACS À USAGE UNIQUE. Certains magasins ont supprimé ce type de sacs. D’autres les ont volontairement placés hors de vue ou ont proposé des sacs payants. 
  • SENSIBILISER LES MEMBRES DU PERSONNEL à l’utilisation et à la prévention des sacs en plastique.

Bon à retenir

  • L’action “Mon sac réutilisable et moi, on ne se quitte pas” initiée par la Fedis a réussi à réduire de 67 % les sacs de caisse à usage unique.
  • Les consommateurs ont graduellement adopté des alternatives réutilisables, comme les sacs en toile ou les box pliables.
  • Au vu du succès de la campagne, la Fedis a lancé une nouvelle action jusqu’en 2009.

 

Prendre de nouvelles habitudes

Si la campagne est un succès, l’adhésion du public ne s’est cependant pas faite du jour au lendemain. Au début, les consommateurs oubliaient en effet de reprendre systématiquement avec eux les sacs alternatifs achetés lors d’un précédent achat. Il a fallu attendre plusieurs mois avant d’observer une diminution substantielle du nombre de sacs à usage unique. À la phase de conscientisation succède donc une phase d’apprentissage et d’ancrage de la nouvelle habitude.

 3 500 tonnes de plastique ont pu être économisées entre 2003 et 2007 grâce à la réduction de la consommation des sacs à usage unique.

Les supermarchés fournissent le gros de l'effort

La plupart des efforts ont été consentis par les supermarchés qui distribuaient 92,4 % de la quantité des sacs de caisse gratuits à usage unique. Dans ce secteur, les achats sont souvent planifiés, ce qui permet au consommateur d’apporter plus facilement une solution alternative. Certaines limitations sont toutefois apparues dans le secteur alimentaire. Ainsi, pour des aliments comme la viande et le poisson, il est nécessaire de recourir à des sacs en plastique à usage unique pour garantir un niveau d’hygiène suffisant. L’objectif de réduction fixé en 2004 est également atteint par le secteur non alimentaire, même s’il dispose de moins d’alternatives.

 

Plus d'infos : Fédération belge de la distribution: Tél : 02 788 05 00 - info@fedis.be - www.fedis.be

 

 

Des emballages qui découragent le vol

 

Sécuriser par des solutions visibles et invisibles

Les emballages jouent un rôle de plus en plus primordial dans la lutte contre le vol en magasin. Chaque année, le secteur de la distribution perd 1,25 % de son chiffre d’affaires à cause des délits de vol. De quoi stimuler les investissements dans des emballages plus sécurisés intégrant des technologies modernes. Innovations visibles et invisibles compliquent aujourd’hui la tâche des voleurs.

Cent voleurs chaque jour

Chaque année, en Belgique et au Luxembourg, les magasins interpellent quelque 35 000 voleurs à l’étalage. Ces vols ont représenté un manque à gagner de 656 millions d’euros en 2007, soit l’équivalent de plus d’un pour cent du chiffre d’affaires de la distribution. Les commerçants dépensent en outre 200 millions d’euros par an dans la lutte contre ce fléau. Au total, les vols coûtent donc plus de 800 millions d’euros au secteur. Ce coût, les magasins le ressentent dans une baisse de leur marge bénéficiaire ou le répercutent sur leurs prix de vente. La clientèle est responsable de 65 % des délits. Le personnel de l’entreprise, quant à lui, est coupable dans 31 % des cas. 4 % des vols sont imputables aux collaborateurs externes, en particulier les employés des fournisseurs ayant accès aux infrastructures commerciales. C’est ce qui ressort d’une étude britannique réalisée par Check Point Europe.

Le rôle dissuasif des emballages

L’emballage joue un rôle important dans la lutte contre les vols en magasin. Certains emballages, comme les blisters, sont rendus volontairement difficiles à ouvrir afin d’éviter qu’un produit puisse en être retiré trop facilement. D’autres emballages paraissent exagérément grands par rapport à la taille du produit, afin de rendre leur vol plus facile à repérer. Et pour lutter contre les vols par des employés, certains fournisseurs enveloppent les palettes d’un film noir pour rendre les produits moins visibles.

 

Bon à retenir

  • Les vols d’articles coûtent près de 30 milliards d’euros par an à la distribution européenne, et plus de 800 millions à la distribution belgo-luxembourgeoise. Un coût répercuté d’une manière ou d’une autre sur le consommateur.
  • 2/3 des délits sont imputables à la clientèle, le dernier tiers au personnel des magasins.
  • Les emballages peuvent avoir un effet dissuasif (blisters difficiles à ouvrir, emballages surdimensionnés,...). Certains magasins les remplacent par des boîtiers réutilisables retirés à la caisse.
  • La distribution investit aujourd’hui dans des systèmes de sécurisation invisibles (comme la RFID). Ceux-ci permettent de réduire certains éléments d’emballage précédemment dédiés à la lutte contre le vol.

 

Articles les plus volés chez les détaillants européens

Au niveau européen, les articles les plus prisés par les voleurs sont les produits onéreux, conceptualisés ou de marque.

Sécurisation technologique à la source

Un système plus efficace encore consiste à doter l’emballage d’une forme de sécurisation technologique. Le producteur intègre alors un élément de protection, comme une puce ou un autocollant, à l’emballage. Cet élément invisible et impossible à enlever déclenche un signal d’alarme à la sortie du magasin si un voleur l’emporte sans le faire scanner à la caisse. Ces nouvelles technologies ‘microscopiques’ permettent de réduire certains éléments d’emballage précédemment dédiés à la lutte contre le vol. Le secteur de la distribution prépare actuellement, en collaboration avec les fabricants et sociétés de sécurisation, un plan d’action et des recommandations pour entériner cette technologie. L’objectif est de parvenir à une généralisation de ce type de protection, en particulier pour les produits les plus exposés au vol.

Développer la surveillance électronique

Les détaillants européens continuent de rechercher de nouvelles méthodes de sécurisation intégrée pour lutter contre le vol. En 2006, ils ont investi quelque 8 milliards d’euros dans le développement de solutions sécuritaires. Il existe en effet une relation directe entre l’augmentation des dépenses de protection et la diminution des pertes financières liées aux vols. L’utilisation d’articles de surveillance électronique (EAS – Electrical Article Surveillance) se développe rapidement. Ces articles sont installés par le fournisseur pour protéger le produit à tous les stades de la chaîne de distribution. La RFID (Radio Frequency Identification), invisible pour les consommateurs, en est l’exemple le plus parlant.

 

Pour en savoir plus :