Cartons à boissons: recyclage via le circuit PMC

Les cartons à boissons usagés sont collectés via le circuit PMC. Tous les matériaux qui les constituent sont récupérés et réutilisés dans une large gamme de produits. Les techniques de tri et de recyclage ne cessent d’être peaufinées.

 


Trier et séparer pour recycler

Collecte. Les cartons à boissons sont collectés dans les sacs PMC bleus avec les bouteilles et flacons en plastique et les emballages métalliques ou via les parcs à conteneurs.

Tri. Ces différents emballages sont triés dans les centres de tri. En général, les cartons à boissons sont automatiquement isolés des autres fractions, soit par courant de Foucault, soit par tri optique (NIR ou ‘Near Infrared’). Ensuite, ils sont comprimés en balles d’environ 500 kg.

Traitement. À l’instar du vieux papier, les cartons à boissons sont recyclés dans des papeteries. Les fibres de carton y sont décollées les unes des autres dans un pulpeur (grand tambour tournant ou cuve remplie d’eau). De cette manière, elles se détachent également des couches de plastique et d’aluminium, et l’on obtient à nouveau de la pulpe de papier. Celle-ci est ensuite soumise à une série d’étapes de purification avant d’être transformée en nouveaux produits papetiers. Le plastique et l’aluminium sont aussi récupérés par l’industrie. Le carton recyclé est utilisé dans l’industrie du papier pour fabriquer des boîtes, chemises et pochettes en carton, ainsi que des rouleaux de cuisine, du papier toilette, des sacs en papier, des boîtes à œufs et des serviettes. « La pulpe issue des cartons à boissons recyclés est très utile pour l’industrie du papier », note Magda Buelens de Recarton. « Les cartons à boissons ne contiennent en effet que des fibres de bois neuves. Cela permet d’obtenir, après recyclage, une pulpe à fibres longues. Cette pulpe procure une robustesse supplémentaire aux produits recyclés et remplace souvent la pulpe vierge dans les applications de qualité supérieure.» Le plastique et l’aluminium peuvent être utilisés dans l’industrie du ciment. Le plastique sert de source d’énergie pour les fours; l’aluminium est un catalyseur pour la production de ciment. 

Fibres pour le papier, adjuvants pour le ciment

Le carton recyclé est utilisé dans l’industrie du papier pour fabriquer des boîtes, chemises et pochettes en carton, ainsi que des rouleaux de cuisine, du papier toilette, des sacs en papier, des boîtes à œufs et des serviettes. « La pulpe issue des cartons à boissons recyclés est très utile pour l’industrie du papier », note Magda Buelens de Recarton. « Les cartons à boissons ne contiennent en effet que des fibres de bois neuves. Cela permet d’obtenir, après recyclage, une pulpe à fibres longues.Cette pulpe procure une robustesse supplémentaire aux produits recyclés et remplace souvent la pulpe vierge dans les applications de qualité supérieure.» 

Le plastique et l’aluminium peuvent être utilisés dans l’industrie du ciment. Le plastique sert de source d’énergie pour les fours; l’aluminium est un catalyseur pour la production de ciment.

 

Un circuit de recyclage stable

En Belgique, environ 77 % des cartons à boissons sont recyclés via la collecte de PMC. Ce chiffre peut encore être amélioré par le biais de campagnes d’information et de communication systématiques.

La capacité de recyclage disponible est suffisante pour les cartons à boissons collectés de manière sélective. La majeure partie des cartons à boissons collectés en Belgique est traitée par une papeterie située en Allemagne, près de la frontière belge. Celleci confie les matériaux résiduels – couches de plastique et d’aluminium – à une cimenterie. D’autres papeteries européennes, asiatiques ou américaines recyclent les couches de plastique et d’aluminium de façon différente, par exemple :

  • en les transformant en granulats qui, une fois chauffés, peuvent être pressés en différents produits (composants pour automobiles, palettes, poteaux, …) ;
  • en séchant le matériau, puis en le fragmentant et en le comprimant en plaques pouvant, par exemple, être utilisées dans les toitures;  
  • par pyrolyse : le matériau est porté à une température suffisamment élevée pour que le plastique se transforme en gaz pouvant servir de source énergétique dans le processus de production du papier. Cette température ne doit cependant pas être trop élevée, afin que l’aluminium demeure intact et puisse être refondu en divers produits par l’industrie de l’aluminium.

Améliorer encore le bilan environnemental

Les cartons à boissons arrivés en fin de vie sont parfaitement recyclables (voir www.pack4recycling.be). Cela dit, le secteur déploie constamment des efforts pour améliorer encore davantage le bilan environnemental. Il investit surtout dans la recherche de techniques de recyclage innovantes pour le polyéthylène et l’aluminium, ainsi que dans l’optimisation des technologies existantes.

Pack4recycling.be

Le site pack4recycling.be donne plus d’informations sur la recyclabilité des différents emballages. Via un arbre de décision, vous pouvez tester si votre emballage pourra être recyclé ou non. www.pack4recycling.be

Recarton et ACE

Recarton est une organisation indépendante à laquelle Fost Plus fait appel en tant que centre d’expertise pour la collecte et le recyclage de cartons à boissons. www.fostplus.be

Ace Belgium est la division belge de l’Alliance for Beverage Cartons and the Environment, un groupement européen de producteurs de papier et de fabricants de cartons à boissons. www.ace.be

 

Matières plastiques: éviter les emballages complexes

Les bouteilles en PET et en HDPE sont collectées via le circuit PMC. Elles sont recyclées selon un processus très technique. La qualité du matériau ainsi obtenu, de même que ses possibles applications, dépendent fortement du matériel collecté. C’est pourquoi il est important de respecter les règles de conception édictées par le design for recycling.

Un processus ingénieux garantit la qualité

Collecte. Les bouteilles et flacons en PET (polyéthylène téréphtalate) et en HDPE (polyéthylène haute densité) sont collectés via le circuit PMC.

Tri. Les matériaux PMC amenés au centre de tri sont triés en partie à la main et en partie automatiquement. Les flacons et bouteilles en plastique sont triés en quatre flux différents en fonction du matériau et de la couleur: bouteilles en PET transparentes (claires, bleues ou vertes) et bouteilles en HDPE. Les emballages sont ensuite comprimés en grandes balles

Recyclage. Les balles sont uniformes, mais contiennent encore des substances étrangères: restes du contenu de l’emballage, bouchons, étiquettes ou résidus d’une autre matière (métal, carton ou autres matières plastiques). Ces éléments étrangers sont extraits graduellement par un enchaînement de techniques. Le plastique est broyé, purifié et lavé. Lors de ce processus, tous les matériaux gênants sont extraits par un scanning NIR (‘Near Infrared’), par flottation, par séparation aérodynamique (cyclones d’air ou d’eau), ainsi que par d’autres techniques de séparation (ferreuse et non ferreuse). Le plastique recyclé est finalement dé­ livré sous la forme de paillettes ou de granulats.

Matière brute pour applications diverses

Environ 20 % du PET recyclé en Europe est utilisé dans la fabrication de bouteilles et flacons neufs, destinés à des applications de contact alimentaire et autres. Le solde du PET recyclé se retrouve dans la fabrication de produits divers, dont des textiles (45 %), des films plastiques (22 %) et des bandes de cerclage (11 %) (source : PCI, www.pcipetpackaging.co.uk). Le HDPE recyclé est notamment employé pour des tuyaux d’écoulement, des bacs, des caisses et flacons neufs. 

Un marché PET stable

La qualité du PET recyclé s’est graduellement améliorée. Aujourd’hui, elle est même quasiment similaire à celle du PET neuf. « Grâce aux techniques de recyclage actuelles, nous pouvons en principe produire des bouteilles contenant 100 % de matière recyclée », estime An Vossen de Plarebel. « Toutefois, dans la pratique, elle est toujours mélangée à du PET neuf. Celui-ci permet en effet d’éviter toute décoloration et de produire des bouteilles transparentes appréciées par le consommateur. Le taux de matière recyclée dans les bouteilles en PET fluctue entre 10 et 50 %. Cette part ne devrait pas augmenter considérablement dans un futur proche, car les autres débouchés pour le PET recyclé sont de plus en plus nombreux, principalement dans le secteur des films plastiques. Enfin, il est également important d’avoir suffisamment de matériau à recycler, car la demande de PET recyclé est supérieure à l’offre.»

Le marché HDPE sensible aux fluctuations

Le marché du HDPE recyclé est caractérisé par la diversité de ses applications: tuyaux d’écoulement, canaux de dérivation, bacs, caisses, dalles de stabilisation, grillages, et même sièges de voiture pour enfants. Les tuyaux d’écoulement représentent le principal débouché, dans un secteur de la construction plus soumis aux fluctuations du marché.

En 2009, ce siège de voiture pour enfant a remporté le concours EPRO des matières plastiques recyclées.

Un bon tri est crucial pour la qualité

Afin d’obtenir un recyclage de qualité, il est important que les balles soient pures et homogènes. « Certains matériaux sont susceptibles de perturber fortement le processus de recyclage », explique An Vossen. « Les bouchons métalliques peuvent endommager les lames du déchiqueteur ou bloquer les filtres. La pulpe de papier s’accroche aux installations. Quant aux élé­ ments en silicone et à l’huile de moteur, ils affectent la qualité des matériaux recyclés. Enfin, un excès de PVC peut être extrêmement néfaste : il décolore les bouteilles en PET transparent, fait apparaître des points noirs et rend les fibres textiles plus fragiles. Une seule bouteille en PVC peut, par exemple, sensiblement affecter la qualité d’une balle de 250 kg. C’est pourquoi un tri correct dans le centre de tri est déterminant pour la qualité finale. »

Éviter les problèmes à la source

De nombreux problèmes peuvent être évités à la source en effectuant de bons choix au niveau de la conception de l’emballage. « La conception est d’une importance cruciale », précise An Vossen. « Il faut par exemple éviter de combiner des maté­ riaux de même densité comme le PET avec le PLA ou le PVC, car ils ne sont pas séparables par flottation. Par ailleurs, de plus en plus de bouteilles comportent des matériaux « barrière » et/ ou des additifs, qui compliquent souvent le recyclage. Dans les bouteilles en PET pour jus de fruits, par exemple, une barrière en nylon est parfois ajoutée. Cela n’est pas optimal, car le PET recyclé devient alors plus jaune. Nous conseillons d’éviter le plus possible les bouteilles complexes. D’un point de vue technique, il est possible de peaufiner les étapes de tri et de séparation, mais cela rend le processus de recyclage plus complexe et donc plus cher.»

Vous trouverez sur le site www.pack4recycling.be des directives et conseils concrets pour la combinaison de matériaux dans les bouteilles en plastique, dans une optique de recyclage.

Pack4recycling

Le site pack4recycling.be donne plus d’informations sur la recyclabilité des différents emballages. Via un arbre de décision, vous pouvez tester si votre emballage pourra être recyclé ou non. www.pack4recycling.be

Plarebel

Plarebel est une organisation indépendante à laquelle Fost Plus fait appel en tant que centre d’expertise pour la collecte et le recyclage des emballages en matière plastique. www.fostplus.be

 

Emballages métalliques: un taux de recyclage en progression constante

La majorité des emballages métalliques est aujourd’hui recyclée. Les matériaux, faciles à refondre pour fabriquer un nouveau métal, retrouvent un nouvel usage dans bon nombre d’applications, et ce à l’infini. Grâce aux bons taux de recyclage atteints en Belgique et en Europe, on réduit l’utilisation des métaux primaires et l’on accroît l’utilisation de matière recyclée. Le taux de recyclage des emballages en acier dans l’Europe des 27 continue sa progression en atteignant 71 % en 2008.

Du sac PMC à la refonte

Collecte. Les emballages métalliques sont principalement collectés en porte à porte via les sacs PMC (bouteilles et flacons en plastique, emballages métalliques et cartons à boissons). Une partie de ces emballages est également collectée via les parcs à conteneurs. On y trouve les boîtes de conserve usagées, les canettes de boissons vides, les barquettes et autres contenants comme les aérosols cosmétiques et alimentaires.

Tri. Le contenu des sacs PMC est trié dans les centres de tri. L’acier présente l’avantage de pouvoir être séparé magnétiquement. Quant à l’aluminium, il est généralement trié au moyen de machines à courant de Foucault.

Recyclage. Une fois triés, les emballages acier sont compactés en «paquets» et ceux en aluminium en «balles», ces derniers faisant encore l’objet d’un tri qualitatif de la part de ferrailleurs. Enfin, ces déchets sont revendus aux fonderies d’aluminium et aux aciéries pour y être enfournés et participer à la fabrication d’un nouveau métal.

Recyclés dans de nombreuses applications

Les emballages en acier recyclés participent à la production d’un nouvel acier destiné à la construction, à l’automobile, à l’électroménager ou encore à l’emballage.

L’aluminium recyclé en un nouvel aluminium permettra de produire des emballages, des pièces pour la construction et le transport

De plus en plus de métaux recyclés

L’acier et l’aluminium peuvent être recyclés indéfiniment sans perdre leurs qualités physiques et chimiques, quel que soit le nombre de cycles de recyclage. Le taux de recyclage des emballages en acier dans l’Europe des 27 continue sa progression en atteignant 71 % en 2008. Aujourd’hui, la production annuelle d’acier en Europe est de 200 millions de tonnes, dont la moitié environ est produite à partir de ferrailles. Il existe en effet un procédé de fabrication de l’acier appelé «filière électrique» qui permet de produire de l’acier uniquement à partir de ferrailles.

Quant à l’aluminium, on constate une forte évolution du recyclage en Europe. Le taux de recyclage est en effet de 50 % pour toute la fraction des emballages en aluminium et peut monter à plus de 90% dans certains pays pour les canettes.

Vers un recyclage à 100%

Si l’acier offre déjà une filière utilisant uniquement des ferrailles dans sa production, à terme, serait-il possible de produire l’acier et l’aluminium uniquement à partir de ferrailles ? Dans la pratique, on utilise souvent une combinaison de matières primaire et secondaire, car une grande quantité de métal est captée dans des applications de longue durée, comme les bâtiments et les voitures. Il faut donc attendre plusieurs années avant de récupé- rer le métal. En revanche, les emballages ayant un cycle de vie plus court, ils peuvent rapidement servir à produire un nouveau métal. Dans le cas de la canette de boisson, le recyclage s’opère par exemple dans un délai de 60 jours lorsque les systèmes de collecte et de tri sont bien organisés.

Économies d’énergie et de matières premières

Le recyclage d’emballages métalliques permet d’économiser des matières premières (minerai de fer, bauxite), mais aussi de réaliser des économies d’énergie. «En utilisant de la ferraille d’acier ou du déchet d’aluminium, on peut obtenir un métal de même qualité avec moins d’énergie que celle requise pour obtenir le métal primaire», note Luc Braet. «En outre, le recyclage des métaux réduit considérablement les émissions de CO2 et d’azote (NOx). Quant aux émissions de soufre (SO2 ) et de composés perfluorés (PFC), elles sont même réduites de plus de 90 %. Les prix de vente élevés des métaux triés traduisent d’ailleurs la qualité du traitement effectué sur ceux-ci.»

Le secteur multiplie les initiatives

«Nous avons mis sur pied une campagne mettant en avant les résultats concrets du recyclage», conclut Luc Braet. «Réalisée avec Fost Plus, cette campagne illustre notamment qu’il est possible de fabriquer un vélo avec 600 canettes recyclées. De la sorte, nous espérons accroître encore davantage la quantité d’emballages métalliques collectés.»

Stalupack

Stalupack est une organisation indépendante à laquelle Fost Plus fait appel en tant que centre d’expertise pour la collecte et le recyclage des emballages en acier et en aluminium.

Pack4recycling.be

Le site internet pack4recycling.be donne plus d’informations sur la recyclabilité des différents emballages. Via un arbre de décision, vous pouvez tester si votre emballage pourra être recyclé ou pas. www.pack4recycling.be

Pour en savoir plus

www.fostplus.bewww.apeal.orgwww.steelforpackaging.orgwww.eaa.net

 

Emballages en verre : simplifier le recyclage

Les emballages en verre vides sont principalement collectés via les bulles à verre. Lorsque le processus de recyclage est de qualité, le verre est recyclé à de multiples reprises. C’est pourquoi il est essentiel de trier efficacement le verre collecté. De même, il est important de concevoir des emballages ne comportant aucune matière susceptible de compliquer le processus de recyclage.

 

Un tri en plusieurs étapes

Collecte. En Belgique, la collecte du verre ménager se fait essentiellement via les bulles à verre. Il existe des bulles distinctes pour le verre incolore et le verre coloré. Certaines bouteilles sont par ailleurs reprises au travers des systèmes de consigne pour être réutilisées.

Recyclage. Le verre collecté est envoyé chez des recycleurs, qui en extraient tous les corps étrangers. Un tri magnétique retire d’abord les métaux ferreux. Il est suivi d’un tri manuel au cours duquel sont ôtés les polluants les plus évidents et les plus volumineux. Le verre restant est alors broyé avant de passer par une machine à aspiration qui aspire les étiquettes et autres maté- riaux plus légers que le verre. Les éléments non magnétiques sont ensuite extraits par courant de Foucault. Enfin, des machines de tri optiques purifient le verre en ôtant les morceaux opaques (porcelaine, graviers, céramiques) et en affinant la séparation des couleurs.

Chez le verrier. En fin de processus de collecte et de recyclage, on obtient du calcin. Celui-ci est acheté par les verriers, qui le refondent afin de le réutiliser.

La boucle est bouclée

Le secteur du verre a été le premier à organiser son recyclage, dès le milieu des années 70. La plupart des emballages en verre sont recyclés pour servir à nouveau d’emballage. Théoriquement, il est possible de produire des emballages avec 100 % de verre recyclé. En pratique, un tel taux est rarement atteint.

Dans le cas du verre coloré, on limite en effet la part de verre recyclé à 80 % afin d’assurer une meilleure régulation du four à fusion. Pour ce qui est du verre incolore, cette fraction est limitée à 30 %, principalement pour des raisons commerciales. Le verre incolore recyclé présente en effet souvent une apparence moins « propre », ce qui peut rendre le produit moins attrayant.

Le verre récupéré qui ne peut être recyclé en verrerie est affecté à d’autres débouchés. Ainsi, la mousse de verre entre dans la composition de blocs en béton ou de sous-couches de routes.

Éviter les matières infusibles

« Le souci principal des verriers est de travailler avec du calcin de qualité qui soit le plus homogène possible », explique Jean-Pierre Delande de Filglass. « Certains manchons dé- coratifs et étiquettes en plastique présentent, par exemple, une forte adhérence au verre. Ils maintiennent collés les morceaux de verre fragmenté et les empêchent d’être triés correctement. De même, les systèmes de fermeture complexes en céramique utilisés pour certains bocaux sont à éviter dans une optique de recyclage, même s’ils procurent au produit un look rétro. Quant aux étiquettes, mieux vaut préférer celles en papier, plaquées avec des colles hydrosolubles ou synthétiques.»

« Il peut également être tentant d’intégrer des matières infusibles (pierres, porcelaine) comme élément décoratif. Ces matériaux perturbent toutefois le processus de recyclage des pots et bouteilles puisque leur température de fusion est supérieure à celle du verre. Ces fragments provoquent des tensions internes souvent invisibles, qui peuvent conduire au bris de la bouteille - même après sa commercialisation. C’est pourquoi il est essentiel d’éliminer, lors des phases de collecte et de recyclage, les matières infusibles qui pourraient se retrouver dans les bulles à verre.»

Par ailleurs, le verre infusible de type pyrex pose un problème aux recycleurs car sa détection est difficile et peut nécessiter de lourds investissements afin d’atteindre les spécifications demandées par les verriers. Le consommateur qui met du pyrex dans les bulles à verre ne se rend pas compte du préjudice qu’il porte aux recycleurs, d’autant plus que ces objets ne sont pas des emballages.

Vous pouvez tester la recyclabilité de vos emballages sur le site www.pack4recycling.be, où vous trouverez aussi des informations sur le « design for recycling »

Réduction de 28 % des émissions de CO2

« L’avantage de recycler le verre réside surtout dans l’économie d’énergie car le four à fusion doit être chauffé à une moindre température », ajoute Jean-Pierre Delande. « Ceci permet de consommer moins de gaz naturel ou de fuel, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. L’incorporation de 60 % de calcin permet ainsi de réduire les émissions de CO2 de 0,17 tonnes par tonne de verre produit, ce qui équivaut à une réduction de 28 %.» Le recyclage du verre permet en outre d’économiser des matières premières comme du sable, du calcaire et de la soude. Même si celles-ci sont relativement bon marché, leur moindre utilisation engendre également des économies au niveau de leur extraction et de leur transport.

Rechercher des compromis entre marketing et facilité de recyclage

« Compte tenu du cycle relativement fermé du recyclage du verre, les verriers ont à cœur de ne pas perturber le recyclage afin de pouvoir plus facilement réutiliser le verre », ajoute Jean-Pierre Delande. « Si les verriers veillent ainsi à ne pas compliquer le design des bouteilles, le marketing et les designers préfèrent, quant à eux, profiter du potentiel de créativité du verre. En pratique, il s’agit donc souvent de trouver le meilleur compromis entre les deux.»

Il est important pour les verriers de pouvoir compter sur un calcin de qualité constante.

Filglass

Filglass est une organisation indépendante à laquelle Fost Plus fait appel en tant que centre d’expertise pour la collecte et le recyclage des emballages en verre.

Pack4recycling.be

Le site internet pack4recycling.be donne plus d’informations sur la recyclabilité des différents emballages. Via un arbre de décision, vous pouvez tester si votre emballage pourra être recyclé ou pas. www.pack4recycling.be

Pour en savoir plus

www.fostplus.bewww.verre-avenir.frwww.skglas.nl

 

Papier et carton: la production belge de papier et de carton utilise 55 % de fibres recyclées

Le papier et le carton sont recyclés en grandes quantités depuis longtemps déjà. La quantité de matière recyclée varie fortement en fonction de l’application: une petite fraction seulement dans le papier graphique de qualité supérieure, mais jusqu’à 80 % dans le carton ondulé. D’où l’importance d’une gestion rigoureuse des flux de recyclage du vieux papier-carton. Par ailleurs, le secteur déploie de nombreux efforts pour rendre davantage encore de vieux papiers-cartons disponibles pour le recyclage.

Un processus de recyclage bien rodé

Collecte – Il existe diverses façons de collecter les vieux papiers et cartons. Dans la plupart des communes belges, les intercommunales effectuent cette collecte en porte à porte. Les communes prévoient en outre des conteneurs spéciaux dans les parcs à conteneurs. Enfin, de plus en plus d’entreprises organisent la collecte sélective de leurs déchets de papier-carton

Recyclage – Des entreprises spécialisées achètent les vieux papiers et cartons collectés et les trient soigneusement. Une cinquantaine de ces sociétés sont actives en Belgique. Elles fournissent quelque 50 sortes de vieux papiers à l’industrie papetière. Dans les papeteries, les fibres de vieux papiers sont détachées les unes des autres dans de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte grise. Celle-ci est nettoyée en profondeur afin d’en retirer les corps étrangers comme les agrafes, la laque, le vernis, les restes de colle, les morceaux de plastique et de ficelle. S’ensuivent divers lavages et fractionnements afin de séparer les fibres longues des courtes et obtenir ainsi une pulpe homogène. Pour la production de certains types de papier, la pulpe doit également être désencrée puis, souvent, blanchie.

Grâce à ces processus rigoureux, la qualité finale de la pulpe recyclée est bien connue et stable. L’industrie du papier sait parfaitement pour quelles applications elle peut ainsi l’utiliser.

L’afflux de fibres neuves demeure nécessaire

Grâce à une collecte et un tri soigneux, le secteur parvient aujourd’hui à réutiliser tout le papier recyclé. Chaque nouveau produit présente en outre un équilibre en ce qui concerne la part de fibres recyclées. Pour le carton pliable, cette part se situe à environ 60 %; pour le carton ondulé, elle est de 80 %. « Nous ne nous attendons plus à ce que cette part augmente », affirme Jan Cardon de Filpap. « Pour des raisons économiques, le secteur utilise le plus possible de fibres recyclées. Ainsi, nous avons déjà atteint le plafond pour ce qui est des emballages. Par ailleurs, la demande parfois unilatérale de réduction du poids des emballages va à l’encontre du souhait d’utiliser plus de fibres recyclées. Souvent, il faut en effet davantage de fibres recyclées pour atteindre la même robustesse qu’avec des fibres vierges.»

En fonction de l’application, une certaine quantité de fibres vierges demeure donc nécessaire. Il est par ailleurs illusoire de penser utiliser indéfiniment les mêmes fibres de bois car celles-ci s’endommagent lors des cycles de recyclage successifs. Par conséquent, dans le cycle global de la production de papier, un approvisionnement constant en fibres vierges est indispensable.

Choisir le type de papier approprié

Tant pour des raisons économiques qu’écologiques, il est important de choisir le type de papier ou de carton approprié. « C’est un peu comme pour les vêtements: quand vos enfants vont jouer, vous ne les mettez pas sur leur trente et un », commente Ilse Vervloet. « Pour chaque produit, il faut ainsi examiner quel type de papier est le mieux adapté. Si des fibres de papier vierges sont requises pour les applications graphiques, ce n’est par contre pas le cas pour les journaux. Afin d’être suffisamment robustes, les cartons à boissons ont besoin de fibres vierges. Dans les autres emballages, par contre, des fibres recyclées peuvent être utilisées. Chaque application trouve ainsi sa place dans la pyramide.»

Stimuler le recyclage par la conception et la communication

Certains emballages comportent des éléments étrangers comme des poignées en plastique. Dans ce cas, mieux vaut prévoir dès leur conception la possibilité pour le consommateur de les retirer facilement lui-même, afin d’éviter de compliquer le recyclage. Vous trouverez davantage d’informations sur la recyclabilité des emballages sur www.pack4recycling.be.

Par ailleurs, la collecte constitue le maillon le plus sensible de la chaîne de recyclage du papier et du carton. «Nous devons donc guider le consommateur à cet égard », estime Ilse Vervloet.

« Le papier à recycler ne peut pas contenir trop de matériaux autres que des fibres», ajoute Jan Cardon. «Il doit être propre et libre de toute matière grasse. Il doit en outre être proposé dans une boîte en carton ou relié avec de la ficelle naturelle, sans utiliser de ruban adhésif. Nous devons clairement communiquer à ce sujet.»

Le secteur veut collecter davantage de vieux papiers

Depuis des années, le recyclage représente une composante essentielle de l’industrie du papier. En Europe, environ 66 % du papier usagé est effectivement recyclé. Ce chiffre peut encore augmenter. « Il existe suffisamment d’applications pour le papier recyclé », précise Ilse Vervloet. « Les nouvelles sources sont donc les bienvenues. Nous voulons par exemple améliorer la collecte de vieux papiers dans les immeubles de bureaux. »

Étant donné que l’approvisionnement en fibres de bois vierges sera toujours nécessaire, le secteur consacre également une grande attention à la gestion durable des forêts. « Le caractère renouvelable de la matière première est un avantage supplémentaire du papier et du carton », explique Jan Cardon. « Nous plantons le plus possible de matières premières. Au niveau européen, l’on note d’ailleurs une nette augmentation de la quantité de forêts d’exploitation. »

Pack4recycling.be 

Le site pack4recycling.be donne plus d’informations sur la recyclabilité des différents emballages. Via un arbre de décision, vous pouvez tester si votre emballage pourra être recyclé ou non. www.pack4recycling.be

Filpap

Filpap est une organisation indépendante à laquelle Fost Plus fait appel en tant que centre d’expertise pour la collecte et le recyclage d’emballages en papier et en carton. www.fostplus.be

Fetra

La Fédération des industries transformatrices de papier et de carton (Fetra) a été créée en 1946. Elle regroupe notamment les producteurs d’emballages en carton pliable, d’emballages en carton ondulé et de sacs en papier. www.fetra.be