Plus de deux millions de tonnes d’emballages industriels réutilisés

Surtout pour le transport et la distribution

Même s’ils sont peu visibles du grand public, les emballages industriels réutilisables sont de plus en plus courants. C’est lors des étapes logistiques précédant la vente en magasin que l’industrie a souvent recours aux emballages réutilisables. Ces emballages sont en outre fortement appréciés pour l’emballage de produits professionnels et industriels. Plus de deux millions de tonnes d’emballages industriels réutilisés étaient ainsi déclarées à VAL-I-PAC en 2007.

L’industrie réutilise surtout les emballages lors des phases de transport, de distribution et de stockage des produits. Le groupage et le transport des produits requièrent en effet des emballages spécifiques dont le rôle est double : protéger le produit lors de la manutention et faciliter son transport en grandes.


Trois fois plus d’emballages réutilisables

Les adhérents de VAL-I-PAC – organisme dont la mission est de stimuler et de coordonner le recyclage d’emballages industriels - recourent à trois fois plus d’emballages réutilisables que d’emballages perdus lors des phases de transport et de distribution. Par ailleurs, l’on dénombre en Belgique 39 millions de mouvements de palettes réutilisées chaque année. Ce chiffre est de 3,5 millions pour les fûts métalliques et en plastique. Au total, VAL-I-PAC estime que l’équivalent de 2,138 millions de tonnes d’emballages industriels est réutilisé chaque année en Belgique. Le recours aux emballages réutilisables est d’ailleurs de plus en plus fréquent. Ainsi, dans le domaine du transport des fruits et légumes, on assiste à un développement spectaculaire du nombre de bacs réutilisables.

Bon à retenir

  • Les investissements dans un système logistique de réutilisation d’emballages standardisés permettent souvent à l’industrie de réduire ses coûts.
  • L’industrie a principalement recours aux emballages réutilisables pour acheminer les produits vers les points de vente et pour la livraison de produits professionnels et industriels.
  • Le nombre d’emballages industriels réutilisables croît constamment. Il est aujourd’hui trois fois supérieur à celui des emballages à usage unique.
  • Les emballages réutilisables englobent des matières diverses : bois, métal et matières plastiques. Ils sont en outre utilisés dans une grande diversité de secteurs.

 

La réutilisation coûte souvent moins cher

Réutiliser les emballages permet à l’industrie de réduire ses coûts. Bien sûr, les coûts d’investissements et de logistique sont importants, mais pour des emballages standardisés avec un taux de rotation élevé, les avantages sont multiples; les frais de traitement des déchets s’en trouvent en effet diminués, tout comme les coûts d’achats de nouveaux emballages. Par ailleurs, la réutilisation des emballages de transport ne nécessite pas toujours de nettoyage particulier, puisqu’il n’y a pas de contact direct avec le produit emballé. En outre, ces emballages ne sont pas soumis aux contraintes de personnalisation ou de marketing. Autant d’éléments qui rendent leur usage plus facile et moins cher.

Secteurs multiples, matériaux divers

Le nombre de secteurs ayant recours aux emballages réutilisables augmente graduellement. Ceux de l’alimentation, de l’automobile, de la métallurgie, de la chimie, de la distribution et du verre sont quelques-uns des secteurs les plus actifs en la matière. Quant aux emballages réutilisables, ils se présentent sous de multiples formes :

  • Palettes en bois ou en plastique
  • Bacs et fûts en métal ou en plastique
  • Big bags’ et emballages spécifiques en plastique ou en carton solide

Certains emballages, comme les palettes, circulent de société en société ; une circulation facilitée par la standardisation des dimensions. D’autres sont la propriété d’une entreprise spécifique. C’est le cas des bacs à boisson et des fûts de bière, par exemple.

Considérer les niveaux d’emballage comme un tout

Comme pour les emballages à usage unique, il est important de considérer les différents niveaux d’emballage. Les emballages réutilisables concernent principalement l’emballage de transport et l’emballage de groupage. Plus ces emballages sont solides, plus l’emballage primaire pourra être léger, ce dernier étant alors suffisamment protégé lors du transport. La réutilisation d’emballages en fin de chaîne de distribution est généralement plus difficile ou impossible à mettre en place pour des raisons logistiques et/ou sanitaires.

 

Pour en savoir plus :

VAL-I-PAC, Avenue Reine Astrid 59 bte 11, 1780 Wemmel T 02 456 83 10 - F 02 456 83 20 - info@valipac.be - www.valipac.be

 

 

Les emballages protègent les marchandises pendant le transport

Concilier sécurité, efficacité et coût 

Pour acheminer les biens de consommation en toute sécurité du fabricant à l’utilisateur final, un emballage de transport spécial est généralement requis. Celui-ci protège les marchandises contre les impacts mécaniques, les variations climatiques, les problèmes hygiéniques et la vermine pendant le transport et le stockage. Une solution judicieuse doit concilier sécurité, efficacité et coût. À ce titre, le secteur de la distribution recourt de plus en plus à des emballages réutilisables.

Protéger contre les impacts mécaniques et les variations climatiques

La protection du produit est essentielle du point de vue de la prévention. Elle évite en effet que le produit ne soit endommagé ou gaspillé. L’emballage primaire et l’emballage secondaire protègent les produits contre la moisissure et d’autres effets. Souvent, ils ne suffisent toutefois pas à assurer le transport sûr et efficace de grandes quantités de marchandises. De ce fait, les conditionneurs ou les distributeurs sont également obligés de prévoir un emballage de transport – l’emballage tertiaire. Celui-ci apporte une protection supplémentaire contre les influences mécaniques et climatiques pendant le transport. Certaines d’entre elles sont prévisibles. Ainsi, il est possible de prévoir avec plus ou moins de précision quelles seront les variations de température et d’humidité lors du trajet. Des imprévus peuvent cependant survenir. Il peut arriver qu’un camion soit obligé de freiner brusquement ou que la marchandise soit déchargée trop rudement. L’emballage de transport doit également protéger les produits contre ce genre d’incidents.

Évaluer le système d’emballage dans son ensemble

L’emballage tertiaire est conçu avant tout pour le transport de grandes quantités de marchandises. Son principe consiste à empiler ou grouper des produits dans leur conditionnement secondaire de manière à former des unités de manutention plus grandes et plus pratiques. Les produits en vrac sont généralement conditionnés en sacs ou en balles tandis que la plupart des biens de consommation sont emballés dans des boîtes empilées sur des palettes. Afin d’évaluer la qualité de l’emballage de transport, il est nécessaire d’effectuer des tests pratiques sur un chargement complet, par exemple une palette complète. L’Institut belge de l’Emballage (IBE) effectue ce genre de tests à la demande des entreprises. Tous les incidents susceptibles de survenir au cours du transport sont simulés en laboratoire. Des palettes ou des bulk bags complets y subissent des tests normalisés, au cours desquels sont simulés divers impacts mécaniques tels que vibrations, chocs, pression verticale et chute. Le ripage ou la déformation de l’emballage sont mesurés après chaque test, ce qui permet d’évaluer le risque de dégâts lié au transport. L’IBE possède également des chambres climatiques pour conditionner correctement les chargements ou pour simuler et calculer l’impact de variations thermiques et climatiques.

Bon à retenir 

  • L'emballage joue un rôle important dans la protection des marchandises durant le transport. Un bon équilibre entre emballage primaire, secondaire et tertiaire est essentiel pour concilier les exigences de sécurité, d’efficacité et de coût.
  • La qualité d’un emballage de transport doit être évaluée à partir de chargements complets. À cette fin, des tests de laboratoire simulent les incidents susceptibles de survenir en cours de transport.
  • L’empilage optimal sur palettes est déterminé avec l’aide d’un logiciel. Le conditionneur dispose les boîtes le plus près possible du bord de la palette
  • Le secteur de la distribution utilise de plus en plus d’emballages de transport réutilisables comme l’europalette normalisée consignée ou les palettes de location CHEP.

 

Empiler et stabiliser avec efficacité

Le transport de la plupart des biens de consommation s’effectue sur palettes. Il est indispensable que les opérations de manutention, de transport et de stockage de ces palettes s’effectuent avec le maximum de sécurité et d’efficacité. À cet effet, les marchandises doivent être empilées correctement et l’ensemble doit être bien stabilisé. Des progiciels permettent de calculer la palettisation optimale des produits. Ils se basent sur les dimensions de la palette et des marchandises, ainsi que sur la hauteur d’empilage souhaitée et la possibilité de réaliser des couches croisées. L’empilage en couches croisées améliore la stabilité de l’ensemble mais accroît les charges exercées individuellement sur chaque boîte. Les cartons peuvent éventuellement dépasser de quelques centimètres de la palette, mais cette option les fragilise également. Il est important de disposer les cartons à 7 cm du bord au maximum. Ceci afin de ne pas réduire la surface portante de l’ensemble de la charge et d’éviter d’accroître les contraintes exercées sur chaque carton par les palettes placées au-dessus.

Palettes réutilisables avec consigne ou dans le cadre d’un pool

Le secteur de la distribution utilise de plus en plus souvent des emballages de transport réutilisables pour comprimer les coûts et éviter les déchets. L’europalette normalisée, de 80 x 120 cm, est couramment utilisée. Les europalettes sont fabriquées par des entreprises spécialement agréées. Elles sont consignées dans toute l’Europe à un prix d’environ 10 euros. Le réceptionnaire de la palette paie systématiquement ce montant au fournisseur, de sorte qu’il n’est pas nécessaire d’organiser le retour des palettes vides. L’inconvénient est que ces palettes perdent leur valeur lorsqu’elles sont cassées. Une alternative consiste à utiliser des palettes dans le cadre du pool CHEP. CHEP est propriétaire des palettes, dont il assure le tri, l’entretien, la réparation et la gestion des stocks. Les entreprises louent ces palettes à CHEP. Elles peuvent choisir de les échanger avec l’entreprise qui réceptionne la marchandise ou de les faire enlever par CHEP.

Pour en savoir plus :

Institut belge de l’Emballage : http://www.ibebvi.be - CHEP : http://www.chep.com